Actualités

Les rendez-vous de l’Alliance

- Dans le cadre de ses rendez-vous périodiques, l’Alliance du Commerce a reçu le 26 avril dernier, lors d’un petit déjeuner, maître Jérôme Daniel, associé fondateur et gérant du cabinet EUNOMIE AVOCATS. Docteur en droit, chargé d'enseignement à l'Université Paris II - Panthéon Assas et avocat au Barreau de Paris, Jérôme Daniel est intervenu sur le thème « les négociations périodiques obligatoires suite à la loi Rebsamen ».

- L’Alliance a reçu le 26 mai à l’occasion d’un petit déjeuner, Bruno Retailleau, Sénateur de la Vendée, Président du groupe les Républicains au Sénat, Président de la région Pays de Loire. Auparavant, il avait conduit une mission sur le développement des ETI en 2009, avant d’être nommé secrétaire national de l’UMP, chargé de la compétitivité et des PME en 2012. Il dressera « les perspectives économiques et sociales du pays en 2016 ». Le débat avec les dirigeants d’entreprises présents fut riche.

• Prochain rendez-vous à noter sur vos agendas, l’intervention du cabinet de consultants Oasys, le 21 juin, également lors d’un petit déjeuner, sur le thème de l’enquête « DRH à mi-carrière ».

- L’enquête sera présentée par Isabelle André, directrice de la practice Ressources Humaines chez Oasys Consultants. Suite à la présentation, un échange interviendra, animé par Sophie Mouterde, Consultante Coach, Co-responsable de la practise finance.

Placée en première ligne par les évolutions qui transforment aujourd’hui les entreprises, la fonction RH connaît de profonds changements et est confrontée à de nombreuses questions : les attentes des entreprises vis-à-vis des DRH ; les nouvelles compétences et expériences demandées ; les parcours gagnants et les freins au recrutement ; les voies possibles d’évolution… Réalisée par Oasys Consultants, en partenariat avec l’ANDRH et Nomination, l’enquête « DRH à mi carrière » éclaire les nouvelles pratiques de recrutement et apporte une réponse aux interrogations des professionnels des ressources humaines •

Filières du commerce : ascenseur social pour les jeunes sans qualification

Interview - Danielle Deruy, directrice générale d’AEF

Le groupe de presse professionnelle AEF est un acteur reconnu dans le domaine del’éducation, de la formation, de la RSE et de l’emploi. Depuis 2013, il organise un salon citoyen, « Jeunes d’Avenirs », dédié aux jeunes peu ou pas qualifiés pour les aider à rechercher efficacement un emploi. Il a accueilli en deux ans 60 000 jeunes et collecté 75 000 offres d’emploi/ alternance. Les prochaines éditions se dérouleront à Lille le 10 mai àMarseille le 9 juin et à Paris les 27 et 28 septembre. Pour Danielle Deruy, directrice générale d’AEF, les filières du commerce, qui constituent un formidable ascenseur social, peuvent apporter beaucoup à la réussite de ce salon. Pourquoi votre groupe de presse intervient-il pour faciliter les recherches d’emplois ? Les grands décideurs en matière d’emploi, qu’ils soient publics ou privés, sont abonnés à notre groupe de presse AEF et nous font confiance. C’est la raison pour laquelle nous avons eu l’idée, en 2013, de créer, avec le salon « Jeunes d’Avenirs », une manifestation qui propose un guichet unique à tous les acteurs de l’insertion, pour qu’ensemble, ils puissent aider les jeunes en situation de précarité à « trouver leur solution » vers l’emploi. 

Il ne s’agit pas de promettre une embauche, mais d’accompagner les jeunes, individuellement, dans leur recherche d’un emploi. Ainsi, à chaque salon, des professionnels rédigent des milliers de CV avec les jeunes, organisent à leur intention des coachings et leur présentent tous les dispositifs existants en leur faveur. Des milliers d’offres sont recueillies sur une plate-forme dédiée. Ces offres sont accessibles aux conseillers de Pôle emploi, des Missions Locales, de l’Epide (Établissement pour l’insertion dans l’emploi), des Écoles de la 2e chance, etc. afin qu’ils puissent préparer les jeunes aux postes proposés sur la base de données. Sous quel statut, public ou privé, s’organise votre démarche, et comment en assurez-vous le financement ? Le groupe AEF est une PME d’une centaine de salariés. La création du salon « Jeunes d’Avenirs » est une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la RSE. Nous entraînons avec nous des branches professionnelles, des OPCA, des organismes de formation, de grands groupes et des PME.

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Nous sommes fiers de l’avoir lancée. Quant au financement de l’opération, il est assuré par nos partenaires privés (les salons sont gratuits pour les PME/TPE, ainsi que pour les associations et les organismes publics). Nous ne recevons pas de subventions, mais disposons d’un soutien opérationnel important de la part des pouvoirs publics, de la DGEFP (Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle), de Pôle emploi, des Missions locales. Nous bénéficions, en outre, du patronage du PremierMinistre.

Pour l’heure, AEF reste le principal contributeur financier. Vous limitez votre action aux seuls jeunes peu qualifiés, pourtant le chômage ne touche-t-il pas toutes les tranches d’âge ? Bien sûr, le chômage est très difficile à vivre, quel que soit l’âge du demandeur d’emploi. Mais, si nous avons choisi la catégorie des jeunes peu diplômés, c’est parce qu’il n’existe pas de manifestation qui leur soit dédiée. Une manifestation où ils se sentent accueillis, qui leur donne confiance en eux-mêmes et en leur avenir. Ainsi, dans notre salon, plusieurs centaines de professionnels bénévoles les écoutent et les conseillent dès leur arrivée. Vous savez, beaucoup de jeunes qui ont participé à notre salon nous disent : « Merci, grâce à vous, j’ai eu le déclic. »

Pourquoi avoir choisi cette formule de salon spécialisé afin de mettre en contact employeurs et demandeurs d’emploi ? Un forum traditionnel concernant l’emploi – il y en a beaucoup – ne pourrait leur convenir. Ils s’y sentiraient totalement perdus, car ils ne possèdent pas les codes. Or, c’est précisément ce que nous essayons de leur donner : les codes. Ces jeunes ont besoin d’un contact personnel. Il faut les mettre en confiance, les écouter, les faire parler d’eux-mêmes, ce dont ils n’ont pas l’habitude.

Les aider à rédiger un bon CV ou une bonne lettre de motivation, c’est les mettre sur la voie qui leur permettra de décrocher un job ou une formation afin d’y parvenir. Pour les recruteurs, notre salon a également son importance. En effet, beaucoup de jeunes étant préparés en amont, il est le gage d’entretiens d’embauche fructueux. Cette méthode facilite donc, sur place, la meilleure adéquation entre l’offre et la demande. Le commerce, premier employeur du secteur des services, est une porte d’accès privilégiée pour la première embauche des jeunes peu qualifiés.

Dans quelle mesure souhaitez-vous l’associer à votre démarche ? Quelques grandes enseignes, comme le groupe Carrefour ou Monoprix sont présentes depuis 2013 à notre salon. Le Forco et des CFA de métiers en tension du commerce le sont également. Nous souhaiterions, aujourd’hui, passer à la vitesse supérieure avec la participation d’un maximum d’entreprises de ce secteur, lequel offre un ascenseur social de premier ordre. Nous espérons aussi une représentation des différentes branches, avec lesquelles nous travaillerions en amont, pour organiser, dans le salon, un « Village du Commerce ».

Une telle réalisation donnerait une vision claire de cette grande filière et valoriserait ses métiers et ses formations. Bref, nous souhaiterions que les branches du commerce déposent beaucoup d’offres d’emploi (CDD, CDI, intérim, saisonnier), d’alternance et de POE sur la plate-forme « Jeunes d’Avenirs ».

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Mise en route des CQPI de branche

Depuis plusieurs mois, les branches de l’Alliance travaillent sur la formation professionnelle, notamment sur la certification professionnelle.

Trois dispositifs de certification sont concernés :

- le certificat de qualification professionnelle interbranches (CQPI) vendeur conseil en magasin ;

- le CQPI agent logistique ;

- le CQPI animateur d’équipe.

S’agissant des CQPI vendeur conseil et agent logistique, les outils d’évaluation, le questionnaire technique et le livret du candidat ont été validés par les représentants patronaux et salariés de la branche en CPNEFP (Commission paritaire nationale de l’emploi et de la formation professionnelle).

Les premiers organismes de formation ont été sélectionnés. Il s’agit du Cpro Stephenson, l’ISTA, du CIEFA, des Texagères, de l’INFREP (pour le CQPI vendeur conseil en magasin), l’IFTH, du CIA-GAFIT (pour le CQPI agent logistique).

Le Comité CQPI, instance externe qui supervise ces dispositifs, a validé en décembre 2015 l’adhésion à leur organisation de la FEH et de la FEC.

La phase d’expérimentation va se dérouler aux mois de février et mars dans les entreprises. Elle sera suivie par Claire Prat du cabinet lyonnais CreatiF, prestataire qui a été mandaté pour la mise en œuvre des CQPI dans la branche.

Les entreprises intéressées peuvent nous contacter par téléphone au 01 47 03 17 51 ou par e-mail à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le CQPI animateur d’équipe n’a pas encore été validé par les partenaires sociaux de la branche, mais il sera bientôt présenté en CPNEFP.

Valorisons nos métiers !

Valorisons nos métiers !

Les métiers du commerce, et particulièrement ceux des enseignes succursalistes, souffrent d’une mauvaise image. Pourtant, ce secteur d’activité inclut une variété de professions, mal connues, qui en font l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois de notre économie. Pour corriger cette image négative, non méritée, l’Alliance s’est engagée dans une série d’actions destinées à mieux faire connaître et à valoriser les métiers du commerce.

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